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Traduction assermentée ou légalisée par notaire : guide pratique pour bien choisir

Comprenez rapidement la différence entre traduction assermentée et traduction légalisée par notaire, quand les choisir, les coûts 2026 et comment éviter le rejet.

11 min de lecture

La traduction assermentée (autorizată en roumain) est réalisée par un traducteur agréé par le ministère de la Justice et porte son cachet ainsi que sa signature. La traduction légalisée est une traduction assermentée dont le notaire public légalise la signature du traducteur, la transformant en acte reconnu devant les autorités. En bref : toute traduction légalisée est aussi assermentée, mais toute traduction assermentée n'est pas nécessairement légalisée. Cette différence coûte du temps, de l'argent et — parfois — l'acceptation de votre document par l'administration.

Qu'est-ce qu'une traduction assermentée

La traduction assermentée est réalisée par une personne inscrite au Registre des traducteurs et interprètes agréés du ministère de la Justice de Roumanie, conformément à la loi n° 178/1997 sur l'agrément et la rémunération des interprètes et traducteurs employés par les organes judiciaires. Le traducteur appose sur le document son propre cachet (avec son nom, les langues et son numéro d'agrément), sa signature et une formule de certification par laquelle il confirme la conformité de la traduction avec l'original. Ce type de traduction a une valeur officielle dans de nombreuses situations administratives, sans qu'il soit nécessaire de recourir au notaire.

En République de Moldavie, le rôle équivalent est tenu par les traducteurs agréés inscrits au Registre du ministère de la Justice de la RM, conformément à la loi n° 264/2008 sur l'agrément et la rémunération des interprètes et traducteurs sollicités par le Conseil supérieur de la magistrature. La procédure est similaire : cachet personnel, signature et mention de certification.

Qu'est-ce qu'une traduction légalisée

La traduction légalisée est une traduction assermentée dont le notaire public légalise la signature du traducteur. Le notaire ne vérifie pas le contenu linguistique — il confirme uniquement que la signature appartient à un traducteur agréé enregistré auprès de son étude. La procédure est régie par la loi sur les notaires publics n° 36/1995 (Roumanie) et par la loi sur l'activité notariale n° 246/2018 (Moldavie). Le notaire appose la mention de légalisation, son cachet et sa signature, enregistre l'acte au registre notarial et délivre un numéro unique. La liste des notaires en exercice est accessible sur [unnpr.ro](https://www.unnpr.ro) (Roumanie) et sur le portail de la Chambre notariale de la RM.

Tableau comparatif : légalisée vs. assermentée

CritèreTraduction assermentéeTraduction légaliséeDifférence
Qui la réaliseTraducteur agréé par le ministère de la JusticeTraducteur agréé + notaire publicLa légalisée ajoute le notaire
Ce qu'elle certifieLa conformité de la traduction à l'originalL'authenticité de la signature du traducteurLe notaire NE vérifie PAS le texte
Base légale (RO)Loi n° 178/1997Loi n° 36/1995 (notaires) + loi 178/1997Deux textes normatifs
Base légale (MD)Loi n° 264/2008Loi n° 246/2018 (notaires) + loi 264/2008Deux textes normatifs
Mentions sur le documentCachet et signature du traducteurCachet du traducteur + mention du notaireDeux cachets, deux signatures
Original ou copie légalisée requis ?En général, copie simple acceptéeObligatoire : original ou copie légaliséeLe notaire exige une source vérifiable
Délai moyen1 à 2 jours ouvrés2 à 4 jours ouvrés (+ rendez-vous notaire)+1 à 2 jours pour le notaire
Coût supplémentaireSeulement le tarif du traducteurTarif traducteur + honoraires notaire (40–120 MDL/page)Coûte 30 à 60 % de plus
Acceptée en mairie, ANAF, employeurEn général, ouiOui, toujoursL'assermentée suffit
Acceptée au tribunal, banque, ambassadeRarementOui, standard exigéLe notaire est ici indispensable
Acceptée à l'étrangerUniquement avec apostille/légalisationUniquement avec apostille sur la mention du notaireVoir [/fr/apostila](/fr/apostila)

Quand une traduction assermentée (sans notaire) suffit

De nombreuses situations quotidiennes se règlent avec une simple traduction assermentée. Elle suffit lorsque l'institution destinataire accepte la responsabilité professionnelle du traducteur sans vérification supplémentaire de la signature. Voici les cas les plus fréquents :

  • Diplômes et relevés de notes présentés à un employeur privé en Roumanie ou en Moldavie
  • Contrats commerciaux internes entre deux sociétés qui assument bilatéralement la traduction
  • Documents pour la reconnaissance des qualifications professionnelles auprès de certaines autorités (à vérifier au préalable)
  • Documents médicaux utilisés en interne dans des cliniques ou pour des assurances privées
  • Manuels techniques, fiches produit, documentation interne de projet
  • Correspondance officielle avec des partenaires de l'UE qui n'exigent pas de forme notariée
  • Documents pour l'AJOFM / la caisse de retraite (dans de nombreux cas) — confirmez toujours avec l'agent
  • Attestations fiscales adressées à l'ANAF pour des procédures internes (de plus en plus acceptées)

Quand une traduction légalisée (avec notaire) est nécessaire

La traduction légalisée est obligatoire lorsque l'acte produit des effets juridiques importants ou qu'il est destiné à une autorité étatique exigeante. Le notaire devient le garant de la chaîne de confiance : traducteur agréé → cachet vérifié → registre notarial. Consultez la liste détaillée des services et de la procédure sur [traductions légalisées](/fr/traduceri-legalizate).

  • Actes d'état civil (acte de naissance, de mariage, de décès) pour les services d'état civil
  • Documents pour l'obtention de la citoyenneté roumaine ou moldave
  • Procurations, déclarations notariées, contrats civils ayant un effet juridique
  • Documents destinés aux tribunaux (procès, divorces, successions)
  • Documents pour ambassades et consulats (visas, rapatriements, reconnaissances)
  • Diplômes pour reconnaissance auprès du CNRED (Roumanie) ou de l'ANACEC (Moldavie)
  • Documents pour l'ouverture d'un compte bancaire ou des crédits hypothécaires à l'étranger
  • Actes de vente-achat immobiliers, contrats de donation, testaments
  • Documents pour adoption internationale ou garde de mineur

Coûts estimés en 2026

Les tarifs varient selon la langue, la complexité et l'urgence. Pour une estimation précise sur votre document, utilisez le calculateur instantané sur la page [tarifs](/fr/preturi) — vous téléversez le fichier, le système compte les mots par OCR et affiche le prix en quelques secondes. Voici les repères moyens du marché en République de Moldavie et en Roumanie.

ServicePrix moyen MD (MDL/page)Prix moyen RO (RON/page)Observations
Traduction assermentée RO ↔ EN/RU100–180 MDL30–50 RON1 page = ~1 800 caractères espaces compris
Traduction assermentée langues rares (JP, AR, ZH)250–450 MDL70–120 RONDisponibilité limitée
Honoraires de légalisation notariale (par exemplaire)40–120 MDL25–45 RONSelon les honoraires minimaux UNNPR / CN-RM
Apostille sur la traduction légalisée200–350 MDL30–50 RON (droit de timbre)Voir notre guide de l'apostille
Urgence (24 h)+50–100 %+50–100 %Négociable avec le bureau

Procédure étape par étape pour une traduction légalisée

  1. Vous préparez l'original de l'acte (ou une copie légalisée si l'original ne peut pas quitter l'institution émettrice)
  2. Si l'acte vient de l'étranger, vérifiez s'il nécessite une apostille ou une légalisation consulaire préalable selon la procédure [mae.ro](https://www.mae.ro)
  3. Vous envoyez le document scanné au bureau pour évaluation et devis
  4. Le traducteur agréé réalise la traduction et appose son cachet et sa signature
  5. La traduction est présentée au notaire avec le document source ; le notaire vérifie l'identité du traducteur dans son propre registre
  6. Le notaire appose la mention de légalisation, enregistre l'acte et vous remet les exemplaires
  7. Si l'acte part dans un autre pays partie à la Convention de La Haye, rendez-vous à la Chambre des notaires pour l'apostille sur la mention du notaire

Erreurs fréquentes qui entraînent le rejet du document

  • Confusion entre « traduction assermentée » et « traduction légalisée » au moment de la commande
  • Présentation d'une simple photocopie au lieu de l'original ou d'une copie légalisée
  • Absence d'apostille sur l'acte source lorsqu'il provient d'un pays tiers
  • Traducteur agréé pour une langue erronée (ex. EN au lieu de l'EN-US spécifiquement requis par certaines institutions)
  • Divergences entre le nom figurant sur la pièce d'identité et la translittération dans la traduction — vérifiez la norme ISO 9 pour le cyrillique
  • Utilisation d'une traduction de plus de 6 mois auprès d'institutions exigeant un document « récemment délivré »
  • Absence de numérotation des pages et des sceaux de couture (exigés par certaines banques et ambassades)

Cas particuliers : documents médicaux, techniques et judiciaires

Pour les documents médicaux utilisés à l'étranger, notamment dans un contexte de traitement ou d'assurance, les autorités exigent presque toujours une traduction légalisée accompagnée d'une apostille. Les documents techniques (projets de construction, homologations, brevets) peuvent être acceptés en traduction assermentée, mais lorsqu'ils sont déposés à l'ORDA, à l'OSIM ou auprès d'institutions similaires, la légalisation est également requise. En contexte judiciaire, les tribunaux n'acceptent que les traductions réalisées par des traducteurs inscrits sur la liste officielle du ministère de la Justice — vérifiez directement sur [just.ro](https://www.just.ro) que votre traducteur est en exercice.

Comment vérifier qu'un traducteur est réellement agréé

En Roumanie, la liste officielle des traducteurs agréés est publiée sur le site du ministère de la Justice (just.ro) — la recherche s'effectue par nom, langue et département. En République de Moldavie, le registre est tenu par le ministère de la Justice de la RM et est disponible en ligne. Vérifiez le numéro d'agrément, les langues pour lesquelles le traducteur est habilité et si l'agrément est en vigueur (non suspendu ni révoqué). Un traducteur sérieux communique d'office son numéro d'agrément sur le devis et la facture.

Conclusion : quelle formule choisir

Règle simple : si le document est destiné à une autorité étatique exigeante, à un tribunal, à une banque, à une ambassade ou part à l'étranger — optez pour la traduction légalisée. S'il est destiné à un employeur privé, à un partenaire commercial ou à un usage interne — la traduction assermentée est presque toujours suffisante et moins coûteuse. En cas de doute, interrogez explicitement l'institution destinataire et conservez la réponse par écrit. L'investissement dans la bonne question vous évite un aller-retour et des coûts inutiles.